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Formes de vie
Publié en Aphorismes, Blog, Littérature, Philosophie, Psychologie le 18 février 2007 1 minute(s) de lecture
Entropies Précédent Création continuée Suivant

Couverture de \

Tandis que je cherchais dans le nominalisme de Goodman et dans le refus du hors-texte derridien une certaine conception théorique du récit qui puisse correspondre à nos vies, je suis tombé sur cette pensée de Gabriel Garcia Marquez:

La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s’en souvient

Cette phrase placée en exergue de Vivre pour la raconter a une valeur inestimable en un double sens.

D’une part elle fournit, à l’instar de l’éternel retour nietzschéen, un critère d’évaluation de notre propre pratique. En effet, la question “ai-je vécu aujourd’hui, hier, ce dernier mois?” peut-être réduite à l’interrogation suivante: “quels souvenirs ai-je gardés de ces journées?”

D’autre part, elle montre à quel point nos vies coïncident avec les récits que nous en faisons, établissant du même coup une continuité philosophique entre vie et littérature, l’une et l’autre se fécondant mutuellement.

Autant d’acquis qui ne sont bien évidemment pas pour me déplaire.


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  1. J’ajouterais à cette idée de Garcia avec laquelle je suis ô combien d’accord que la vie c’est aussi et surtout ce qu’il y a après la mort.L’espoir de la vie éternelle qui est bien plus exaltant que tout ce qu’on peut avoir comme souvenirs dans cette vie là.

    Cette conviction donne tout son sens à la médiocrité de nos actes de vivant en ce qui me concerne.

  2. Pour ma part, la vie éternelle n’est elle-même qu’un récit parmi d’autres. Elle est donc couverte par cette pensée de Marquez.

  3. Ce que je voulais dire c’est que la vie pour moi, c’est l’idée d’un “après la mort”, que ma vie est constament habitée par cette conviction. La projection permanente dans l’au delà fait partie intégrante de ma vie.
    Ma vie ne se réduit pas plus à ce que j’ai “véritablement vécu”, qu’aux souvenirs que j’en ai. En revanche je peux dire qu’elle peut se résumer à l’idée que je me fait d’elle dans un avenir “post mortem”.

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