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Le paradis blanc
Publié en Blog, Esthétique, Littérature, Méthodologie le 25 février 2007 1 minute(s) de lecture
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Albert Camus fumant

Ma courte expérience littéraire m’a d’ores et déjà permis de constater que c’est dans le roman que la page est la plus blanche. Il n’est pas d’autre (non) genre qui offre (et exige) autant de liberté de la part de l’auteur. Cette difficile licence, Camus l’avait lui aussi relevée, comme en témoigne cette pensée extraite de son cahier de 1943:

Ce qui attire beaucoup de gens vers le roman c’est qu’apparemment c’est un genre qui n’a pas de style. En fait il exige le style le plus difficile, celui qui se soumet tout entier à l’objet, On peut ainsi imaginer un auteur écrivant chacun de ses romans dans un style différent.

Patience donc. La tâche est ardue et mérite le temps et le travail nécessaires à son excellence.


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  1. Lucide constatation de la part d’un écrivain philosophe. Magnifique. Mais de qui suis-je en train de parler? De Pante ou de Camus?

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