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IMPORT / EXPORT
Publié en Blog, Cinéma, Esthétique, Mort, Sociologie le 28 novembre 2008 2 minute(s) de lecture
Amertumes Précédent Tristes mérites Suivant

Il m’aura fallu m’acharner pour aller assister à la projection d’IMPORT/EXPORT. Visites d’appartements quotidiennes, rencontres diverses et travail virulent m’en auront tenu écarté pendant plus d’une semaine. Une erreur de lecture du programme m’a même conduit à la rencontre de Dorothy, sorte de mélange assez fade entre l’exorciste, le sixième sens et Breaking the Waves. Mais à force d’égrener le chapelet des péripéties, ma prière s’est vue exaucée. Et croyez-moi, le jeu en valait la chandelle.

Si vous êtes comme moi de fins amateurs de l’émission Strip-Tease, vous ne devriez pas être dépaysés: aucune voix-off, un scénario toujours présent à l’image, comme incrusté en elle, et les aléas de deux vies en cul-de-sac, deux trajectoires où ne se distinguent ni ascension ni déchéance.

En achetant notre ticket au ZInema, nous avions été prévenus: le film serait très dur. En réalité, c’est plutôt de crudité, de nudité dont il faudrait parler. Si la misère affichée déboussole au départ, son omniprésence en fait vite un nouveau cadre dans lequel chaque événement obtient une pondération différente. A l’instar des contextes de guerre où les atrocités finissent par ne plus choquer ceux qui les font, IMPORT/EXPORT impose son propre système de valeurs dans lequel les formes les plus contemporaines du sexe comme de la mort peuvent se montrer sans voile.

Pour créer cette atmosphère, en plus de décors qui ne s’inventent pas et de performances indéniables de la part des acteurs principaux, le film s’adjoint un certain nombre de quasi-actants qui renforcent constamment le sentiment de réel. On relèvera à ce titre l’ouverture sur l’enfant au hoquet, l’interaction d’un des personnages principaux avec un chien hargneux et, surtout, la présentation de personnes très âgées et manifestement aliénées.

Face à cette exposition frontale, il semble difficile de faire autre chose que de prendre acte. Et à vrai dire, ce serait déjà beaucoup. Pourtant, dans cette oeuvre qui pourrait presque confiner au documentaire si ne s’y injectaient quelques parallèles dans la réalisation, dans cette horizontalité de la condition humaine, une légère grâce parvient à surgir, aussi discrète qu’une danse silencieuse dans les sous-sols d’un hospice.


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  1. Il y a a apparemment beaucoup de très bons films en ce moment.

    Je pense aller voir “About a son” qui relate la vie de Kurt Cobain et il y aussi “Two lovers” adapté d’une oeuvre de Dostoïevski… que du bon 😉 !

  2. @ BTY: Cette semaine, je pense me laisser tenter par Nouvelle Donne. Mais je dois dire que tu m’as bien alléché avec ton Two Lovers. Pour une fois qu’on s’intéresse à une nouvelle de Dostoïevski et pas à un de ses romans. 🙂

    @ RYErnest. Many thanks. You’re welcome here! See you soon then!

  3. The new Zune browser is surprisingly good, but not as good as the iPod’s. It works well, but isn’t as fast as Safari, and has a clunkier interface. If you occasionally plan on using the web browser that’s not an issue, but if you’re planning to browse the web alot from your PMP then the iPod’s larger screen and better browser may be important.

  4. Sometimes it more about who you know than who you actually are. I know this one guy who has discovered about 30 little secret pockets of money on the web and he says that there exists actually more than $17 billion just waiting to be had from these secret sources. It is all totally hidden so you can’t just go out and look for it but I will point you to a video which explains it all. http://tinyurl.com/cz4d7ww

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