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Triste Stockholm
Publié en Blog, Psychologie, Sociologie le 15 septembre 2007 1 minute(s) de lecture
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Photo de Dominique Fernandez

Les visiteurs de ces pages savent que je n’ai accumulé jusqu’ici qu’éloges sur ce que je trouvais assez beau pour mériter d’être reproduit, convaincu que la médiocrité, la bêtise et la laideur, déjà de trop, ne méritent pas de miroir.

Aujourd’hui pourtant, je tiens à faire une exception. Il faut également savoir passer de l’indifférence à la dénonciation, surtout lorsqu’une pensée cristallise et révèle une violence symbolique d’habitude uniquement ressentie.

La pensée en question (et qui suit) est de Dominique Fernandez, romancier maintes fois distingué et sacré Immortel en 2006:

Etre homosexuel, ce n’est pas seulement préférer les personnes de son propre sexe. C’est (ce devrait continuer à être) se tenir en marge de la masse de ses semblables, penser et agir différemment, apporter dans le consensus social un ferment de révolte et de discorde.

Au langage universel de l’amour qui unit des êtres indépendamment de leur sexe, l’auteur préfère le prosélytisme d’une dissidence pourtant involontaire, offrant du même coup un triste raffinement du syndrome de Stockholm.


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