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Méta-morphoses
Publié en Blog, Esthétique, Littérature, Philosophie le 7 février 2007 1 minute(s) de lecture
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Jean-Paul Sartre écrivant à la terrasse d\'un café

Il n’aura fallu que quelques pages de Qu’est-ce que la littérature pour me réconcilier avec Sartre que j’avais quitté pour l’appel au sang sis dans certains de ses écrits.

En plus de diverses belles pensées sur la chose écrite, j’ai trouvé dans l’opus en question une reformulation phénoménologique de mon sentiment exposé il y a quelque jours dans ces mêmes pages au sujet de Pas de lettre pour le colonel.
Voici donc l’extrait concerné:

Un objet, dans un récit, ne tire pas sa densité d’existence du nombre et de la longueur des descriptions qu’on y consacre, mais de la complexité de ses liens avec les différents personnages; il paraîtra d’autant plus réel qu’il sera plus souvent manié, pris et reposé, bref dépassé par les personnages vers leurs propres fins […]. Autrement dit, plus on aura le goût à le changer et plus il sera vivant.

Voilà qui donne une fiévreuse envie de se remettre à la phénoménologie


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