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Dogmes
Publié en Blog, Esthétique, Littérature, Méthodologie le 22 avril 2007 1 minute(s) de lecture
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L’auteur dans son oeuvre doit être comme Dieu dans l’univers, présent partout, visible nulle part.

Pris en un sens très général, ce dogme flaubertien condense l’exigence et la difficulté à la source de toute écriture non explicitement autobiographique. Comme l’a très justement souligné Eric Marty dans son article Gide et sa première fiction (in L’auteur et le manuscrit, PUF, dir. Michel Contat), le travail de création littéraire exige une conversion intentionnelle des vécus du sujet écrivant.

Mais il y a également dans ce dogme la règle d’un certain type d’écriture, règle qui peut être détournée pour produire d’autres formes de narrativité.

A ce titre, Borges me semble, par son opacité référentielle (décrite ici-même, cf. lien), en prendre le contrepied littéral. Dans ses récits, Borgès (l’auteur) est justement très souvent visible partout par sa surexposition biographique qui sert d’amorce à nombre de nouvelles; mais il n’est également présent nulle part, dans la mesure où cette surexposition est toujours parcellaire et altérée par le contexte fictif de son apparition.

Reste à choisir au cas par cas, entre ces différents schèmes du vraisemblable.


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