Quand on écrit, il y a des photos à vous rendre jaloux, des photos qui vous donnent un roman entier sur quelques centimètres carrés.
C’est un fait, n’importe quelle oeuvre est documentaire, mais pour que cette dimension se laisse oublier sans trop céder à la dramaturgie, il faut un art acéré de la composition, à la fois suffisamment clôturant pour donner une tension dramatique et suffisamment lâche pour préserver l’ouverture de l’oeuvre.
A ce jeu, Lise Sarfati a de la réussite. Et c’est peu dire. En fronçant les yeux, on voit du Hopper. En les fermant, c’est Gregoy Crewdson. Et quand on les garde bien ouverts, que l’image s’en tient à sa brutalité, il y a une merveille.
Très belle analyse d’image! Qui a dit que les écrivains critiquaient mal l’art?
Personne voyons! Et certainement pas Chorrat, pardon, Chessex!