Dans l’article L’écrivain et son manuscrit (in L’auteur et le manuscrit, PUF, dir. Michel Contat), Alain Viala décrit le manuscrit comme un prisme à trois faces.
Avant d’être considéré comme une matrice créée par la socialisation du texte original, le manuscrit est le lieu d’un travail que l’on a tendance à oublier.
La page ci-dessous, issue du manuscrit d’Hérodias de Flaubert, devrait définitivement fixer dans la mémoire la dimension laborieuse de la création littéraire.
On est ici bien loin de la conception de l’oeuvre que Proust essaya d’approcher avec Jean Santeuil. L’auteur attendait en effet de son récit qu’il soit, selon ses propres mots, bien davantage récolté que fait.
Il y a là deux attitudes qui illustrent une des polarités propre à la création artistique dans son ensemble. Peut-être faut-il chercher dans des raisons socio-psychologiques le ralliement de Proust à l’acharnement Flaubertien.
C’est une très bonne méthode, que moi même j’utilise dans quelques projects créatifs.
L’association de mots, de phrases donne un jeu de possibilités sans limites.
Comme un autre recours, ce n’est qu’une mise en place de l’esprit et de créer un concept du quel partir.
C’est amusant est un très bon moteur de création.