Les règnes du partage

Amis auteurs, que vous soyez scientifiques ou écrivains, adhérer à une société défendant vos droits est plus que jamais pertinent. Pro Litteris, moins connu en Suisse romande qu’allémanique malgré son caractère fédéral, s’en chargera gratuitement, moyennant une petite inscription en ligne et la déclaration de vos oeuvres dans leurs bases. En plus d’une session petits-fours annuelle et de trois ou quatre sous grattés aux bibliothèques, l’institution offre à ses adhérents un toit (au cas où l’art se montrerait vraiment ingrat avec les vétérans de la plume) et surtout des informations tant régulières (dans de splendides gazettes) qu’irrégulières (quand l’actualité le demande).

Récemment justement, on parlait de Google. On sait que via une logique du partage, le géant du net cherche surtout à régner. Du côté des ayants droits (lisez éditeurs et distributeurs), freiner des quatre fers est devenu un réflexe. Et ce ne sont pas les récentes déclarations de Murdoch quand à l’intolérable gratuité de l’actualité sur internet, qui infléchiront la tendance.

En attendant que les acteurs économiques parviennent à la River au sujet du Google Agreement (remanié récemment encore), l’auteur forcé dès l’origine au deuil d’une solvabilité purement littéraire peut se réjouir de voir ses textes manifestes gagner en accessibilité. L’auteur de Passé par les armes, dont Google propose un copieux extrait est de ceux-là.

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