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Le jeu pris au sérieux
Retour sur les enjeux du second colloque international sur les jeux vidéo à l'UNIL
Publié en Esthétique, Evénement, Gamelab, jeu, Linguistique, Littérature, UNIL le 22 octobre 2019 3 minute(s) de lecture
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Dans quelques heures, à Lausanne, les portes de l’IDHEAP s’ouvriront pour accueillir les participant·e·s au colloque international dédié aux langages du jeu vidéo organisé par notre cher UNIL Gamelab. A New York, il ne sera encore que deux heures du matin lorsque mes quatre collègues (Loïse Bilat, David Javet, Selim Krichane et Yannick Rochat) prendront la parole pour ouvrir ces trois riches journées d’échanges. Alors que la riche nuit au Fine Arts Institute de la NYU s’apprête à débuter, je mesure le chemin parcouru.

Si l’on m’avait dit, il y a dix ans, qu’un colloque se tiendrait sur les jeux vidéo à l’UNIL, je ne l’aurais sans doute pas cru. La culture populaire avait beau être considérée comme un objet d’études par plusieurs collègues (notamment en Section d’histoire et d’esthétique du cinéma), le jeu reste (restera?) toujours plus difficile à faire accepter dans les milieux « sérieux ».

En effet, jusqu’à récemment, dans le monde académique comme politique, le jeu était moins identifié comme un objet d’études à part entière que comme un instrument privilégié de médiation scientifique. Le colloque de 2017 « Penser (avec) la culture vidéoludique« , crucial pour réunir la communauté francophone en game studies et riche de chercheuses et chercheurs de renom illustre néanmoins cet état de fait : mis sur pied avec l’aide de la HEP et de l’ancien service Interfaces science et société, il visait – ne serait-ce que sur le papier – à penser la médiation avant le jeu.

Dans ce contexte, on comprendra que ce second colloque international compte comme une importante étape de légitimation de notre champ d’études par le monde académique lausannois. Financé par la Section des sciences du langage et de l’information (UNIL) et soutenu par le Collège des Humanités (EPFL) pour sa captation et sa promotion, le colloque est cette fois un événement entièrement académique et le focus placé directement sur le jeu vidéo et ses langages. Un événement en soi, donc, à fêter en notre compagnie. Pour mémoire, le colloque est ouvert à chacun·e et le programme s’annonce passionnant.

Je serai de la partie à compter du 25 octobre, heureux de retrouver une Université qui a su prendre de la hauteur sur des objets si tabous il y a encore quelques années. Et croyez-moi sur parole : si tout se passe comme prévu, en Faculté des lettres, le jeu vidéo n’en est qu’à ses débuts. D’ailleurs, si vous savez exploiter mon jetlag (j’essaierai de garder les yeux ouverts au QWERTZ, mais enfin, chacun a ses limites), je pourrais même vous faire quelques confidences.

En attendant, bon colloque !


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