menu Menu
Le projet Collart-Palmyre présenté à Zagreb
Projet d'intervention dans le cadre de la rencontre UNICA des 23 et 24 mai 2019.
Publié en Evénement, Numérique, Politique, Rencontres, UNIL le 20 mai 2019 3 minute(s) de lecture
Premier Rendez-vous avec David Fournier Précédent Rencontre autour des jeux sans vidéo Suivant

Depuis peu chargé de mission scientifique en matière de transition numérique pour la Direction de l’UNIL, cette dernière me fait l’honneur de m’envoyer à l’Université de Zagreb, représenter notre université à la rencontre UNICA des 23 et 24 mai.

UNICA, Kézako ?

L’UNICA est un réseau institutionnel de 51 universités de 37 capitales européennes, regroupant plus de 160 000 personnes et 1 900 000 étudiants. Comme l’indique la page Wikipedia, UNICA vise à « promouvoir l’excellence académique, l’intégration et la coopération entre ses membres à travers l’Europe. Il se veut un moteur du développement du Processus de Bologne et vise à faciliter l’intégration des universités d’Europe centrale et de l’Est dans l’Espace européen de l’enseignement supérieur. Pour y parvenir, UNICA fait connaître le point de vue des universités membres aux institutions européennes et aux gouvernements nationaux, régionaux et municipaux. Il fournit à ses membres des informations sur les initiatives et les programmes européens et il en soutient les projets de coopération. Il offre aussi un forum de réflexion sur ce qu’implique le changement stratégique en matière de recherche, d’éducation et d’administration. »

Digitalisation & Industrie 4.0

Intitulée « Digitalization and Education. Can universities keep up with Industry 4.0?« , la rencontre des rectrices et recteurs du 23 et 24 mai sera divisée en trois panels. J’interviendrai dans le dernier, consacré à la thématique EU REGULATIONS AND ETHICS FOR INDUSTRY 4.0 vs. DIGITALIZATION.

Les enjeux d’un tel panel sont évidemment immenses. Quinze minutes ne suffiraient pas à documenter les chantiers ouverts dans chacune des six Facultés de l’UNIL en matière de digitalisation. La seule FBM (Faculté de Biologie et de médecine), pourrait occuper une journée entière, notamment concernant les enjeux soulevées par la santé personnalisée et les brevets biomédicaux. Il fallait donc trouver un autre sujet, à la fois innovant et délimité.

Patrimoine numérique : les enjeux du digital pour l(es) humanité(s)

Dans ce contexte, le projet Collart-Palmyre faisait évidemment figure d’incontournable. « Lancé en 2017 par l’Institut d’archéologie et des sciences de l’Antiquité, il vise à numériser l’ensemble des archives de Paul Collart relatives au sanctuaire de Baalshamîn (plusieurs milliers de documents : photos, fiches, notes, lettres, cahiers, plans etc.). Seront également numérisées et jointes à cette documentation une centaine de diapositives en verre provenant des archives privées de Luc Boissonnas, le petit-fils du photographe Frédéric Boissonnas qui avait participé aux premières campagnes de Paul Collart à Palmyre. »

Et le projet ne s’arrête pas là, puisqu’un partenariat est « désormais noué avec le Future Heritage Lab du MIT-Boston. Ce dernier se préoccupe de la formation des enfants et adolescents syriens réfugiés dans des camps et veille notamment à ce qu’ils ne soient pas complètement coupés de leur patrimoine culturel et de leurs racines. La vidéo de reconstitution 3D du sanctuaire de Baalshamîn sera ainsi mise à disposition dudit laboratoire pour être utilisée auprès de ces jeunes Syriens déplacés afin qu’ils découvrent virtuellement ce monument dévoré par la guerre. »

Un projet parti des SHS, qui s’appuie sur un savoir scientifique archéologique, s’enrichit d’une modélisation informatique grâce au concours de partenaires institutionnels (MIT) ou industriels (Ubisoft) pour atteindre des objectifs historico-éthiques, tout en autorisant des déclinaisons commerciales (via Ubisoft, notamment) ? Voilà qui mérite d’être partagé avec nos collègues européens !

Plus d’informations sur le projet Collart-Palmyre sont disponibles sur le site dédié.


Précédent Suivant

keyboard_arrow_up