<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Isaac Pante &#187; Recension</title>
	<atom:link href="http://isaacpante.net/category/recension/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://isaacpante.net</link>
	<description>L'écriture mine de rien</description>
	<lastBuildDate>Tue, 08 Dec 2009 12:59:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
		<item>
		<title>Tristes mérites</title>
		<link>http://isaacpante.net/tristes-merites/</link>
		<comments>http://isaacpante.net/tristes-merites/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 00:48:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isaac Pante</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Recension]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://isaacpante.net/?p=187</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;ai découvert aujourd&#8217;hui le dernier récit de Jean-Denis Bredin et son indéniable congruence. Ce que l&#8217;auteur se propose de décrire dans Trop bien élevé en livrant les (brèves) mémoires de ses premières années est surtout montré à même la narration. Tout au long du récit, l&#8217;écriture demeure excessivement polie, évoquant événements et personnages avec une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://www.er.uqam.ca/nobel/m174774/images/famille_piano.jpg" alt="" width="430" height="436" /></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai découvert aujourd&#8217;hui le dernier récit de Jean-Denis Bredin et son indéniable congruence. Ce que l&#8217;auteur se propose de décrire dans <em>Trop bien élevé</em> en livrant les (brèves) mémoires de ses premières années est surtout montré à même la narration. Tout au long du récit, l&#8217;écriture demeure excessivement polie, évoquant événements et personnages avec une pudeur toute bourgeoise. Privée d&#8217;innovation formelle et de scènes remarquables, la qualité de l&#8217;oeuvre se trouve donc entièrement contenue dans la vérité qu&#8217;elle illustre, une vérité qui (à défaut d&#8217;emporter le lecteur dans une quelconque révolte) parvient à se montrer très touchante. Car même parvenu à presque 80 ans (l&#8217;auteur est né en 1929) Jean-Denis Bredin livre ici un ouvrage définitivement empêché, prude, et qui confirme cette prophétie qu&#8217;il comporte:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Excusez-moi, oui, excusez-moi si je suis là, car je vous gêne. Si vous m&#8217;avez bousculé, c&#8217;est que je n&#8217;aurais pas dû me trouver sur votre chemin. Si vous êtes de mauvaise humeur, je dois y être pour quelque chose. Comment vivre, marcher, respirer sans déranger? Frapper avant d&#8217;entrer, s&#8217;effacer dans les portes, sourire, toujours sourire&#8230; Il ne suffira pas d&#8217;une vie entière pour se faire pardonner d&#8217;exister.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Bien moins dense et virulent que <em>Mars</em> de Fritz Zorn, <em>Trop bien élevé</em> se montre donc tout aussi tragique en offrant le portrait discret d&#8217;un homme incapable, jusque dans ses dernières années, de vaincre les conditionnements de son enfance. Les deux ouvrages mis côte à côte et les destins funestes comparés, une résolution s&#8217;impose: puisqu&#8217;<em>il y a des morts auxquels la mort convient</em>, il faut s&#8217;efforcer, à tout prix, de ne pas en être.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://isaacpante.net/tristes-merites/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Exorcismes</title>
		<link>http://isaacpante.net/exorcismes/</link>
		<comments>http://isaacpante.net/exorcismes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Sep 2007 13:46:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isaac Pante</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Recension]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://isaacpante.net/?p=145</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://isaacpante.net/wp-content/uploads/2008/04/hguibertami.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-91" title="hguibertami" src="http://isaacpante.net/wp-content/uploads/2008/04/hguibertami.png" alt="Couverture de \" width="149" height="250" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les raisons qui ont fait entrer <em>A l&#8217;ami qui ne m&#8217;a pas sauvé la vie</em> d&#8217;Hervé Guibert chez Gallimard ne sont sans doute pas celles qui l&#8217;empêcheront désormais d&#8217;en sortir. Avec l&#8217;aide des années, passé le voyeurisme sur les moeurs de Musil (alias Michel Foucault) et le sournois jeu de masques, l&#8217;oeuvre se libère peu à peu de sa dimension médiatique pour rejoindre de plein droit la littérature de l&#8217;auto-fiction.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est presque à la fin de cet ouvrage sans lumière, de ces mémoires dans un souterrain, que j&#8217;ai trouvé le mot ci-dessous qui me semble hautement significatif:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;oeuvre est l&#8217;exorcisme de l&#8217;impuissance</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sur un plan purement dénotatif, on ne saurait donner tort à Guibert. On peut même se laisser aller à penser qu&#8217;il n&#8217;y a là, somme toute, qu&#8217;une tautologie déguisée. Après tout, <strong>l&#8217;oeuvre</strong> n&#8217;est-elle pas la <em>chose faite</em>, <strong>l&#8217;impuissance</strong> sa <em>négation</em>, et <strong>l&#8217;exorcisme</strong> un mot pour cette <em>relation</em>? La citation ici relevée ne dirait en somme rien de plus que &#8220;non non-a = a&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a plus, bien sûr, dans cette phrase, qu&#8217;une simple évocation d&#8217;une des lois fondamentales de la logique classique. Cette dernière recèle non seulement la vérité <em>d&#8217;une</em> écriture, mais également, je pense, et de manière sans doute plus fondamentale, une vérité <em>de l&#8217;</em>écriture. Reprenons-les tour à tour.</p>
<p style="text-align: justify;">Vérité d&#8217;une écriture d&#8217;une part, puisque (on le sait) l&#8217;oeuvre de Guibert ne naît, ne se pense et n&#8217;existe que dans l&#8217;horizon de la maladie fatale dont est atteint l&#8217;auteur. Cette proximité qui confine à l&#8217;adéquation est d&#8217;ailleurs exposée d&#8217;entrée de jeu en tordant habilement le matériel péritextuel. En prenant une dédicace pour titre, l&#8217;auteur amenuise tant la distance entre lui et le lecteur qu&#8217;entre son oeuvre et le monde. Par ce procédé, tout se passe comme si l&#8217;ouvrage n&#8217;avait pas de couverture, cette dernière n&#8217;étant pas littéraire mais mondaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Vérité de l&#8217;écriture (et de la création en général) d&#8217;autre part puisque l&#8217;oeuvre tend toujours à conjurer la mort de l&#8217;auteur en lui inventant une sur-vie dans le monde du dit. Promesse fallacieuse bien sûr dont Bill, par le vaccin qu&#8217;il sera incapable de porter, fournit une puissante métaphore.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://isaacpante.net/exorcismes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Voyage inactuel</title>
		<link>http://isaacpante.net/voyage-inactuel/</link>
		<comments>http://isaacpante.net/voyage-inactuel/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2007 10:03:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isaac Pante</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Recension]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://isaacpante.net/?p=124</guid>
		<description><![CDATA[Grand admirateur du Monde comme volonté et comme représentation de Schopenhauer, je me faisais un devoir de lire le Journal de voyage qu&#8217;avait dû tenir le jeune Arthur lors de son périple long d&#8217;une année autour de l&#8217;Europe. Il ne faut certes pas en demander trop à cet opus. Le récit est celui d&#8217;un jeune [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://isaacpante.net/wp-content/uploads/2008/04/journalschopenhauer.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-116" title="journalschopenhauer" src="http://isaacpante.net/wp-content/uploads/2008/04/journalschopenhauer.png" alt="Couverture du journal de Schopenhauer" width="133" height="227" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Grand admirateur du <em>Monde comme volonté et comme représentation</em> de Schopenhauer, je me faisais un devoir de lire le  <em>Journal de voyage</em> qu&#8217;avait dû tenir le jeune Arthur lors de son périple long d&#8217;une année autour de l&#8217;Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut certes pas en demander trop à cet opus. Le récit est celui d&#8217;un jeune homme âgé de 15 ans et contraint par ses parents à la rédaction. Tout mandat d&#8217;écriture pèse lourdement sur une plume, et celle du jeune Schopenhauer n&#8217;échappe pas à la règle. Certaines dates ne consignent ainsi que le sec relevé des déplacements de la petite famille. Quant aux (trop) rares digressions du jeune Arthur, elles cèdent bien souvent leur place à diverses redondances, encore accentuées par le fait que Schopenhauer ne semble percevoir ce qui l&#8217;entoure que par la vue.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien que d&#8217;intérêt limité du point de vue philosophique comme littéraire (<em>l&#8217;errance</em> de Depardon est par contraste bien plus riche), l&#8217;oeuvre peut par contre s&#8217;apprécier en tant que document historique, et le lecteur prendra d&#8217;autant plus de plaisir à lire les pages de Schopenhauer qu&#8217;il peut reconnaître (ou non) les lieux décrits pour les avoir une fois visités.</p>
<p style="text-align: justify;">A ce titre, il faut bien avouer que le lecteur helvétique est à l&#8217;honneur. Le petit pays a fait forte impression sur le jeune homme qui y consacre pas moins de soixante pages relatant ses échappées alpestres et urbaines. Ces évocations sont également l&#8217;occasion de nombreuses éloges (romantisme oblige) saupoudrées de quelques critiques étrangement familières (ainsi la lenteur des Suisses présentée comme définitoire).</p>
<p style="text-align: justify;">Ce <em>Journal de Voyage</em> offre donc un regard inactuel à réserver à un public averti (d&#8217;histoire plus que de philosophie) ou curieux de la géographie des temps passés.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://isaacpante.net/voyage-inactuel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ere liquide</title>
		<link>http://isaacpante.net/ere-liquide/</link>
		<comments>http://isaacpante.net/ere-liquide/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Mar 2006 04:10:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isaac Pante</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Recension]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://isaacpante.net/?p=15</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://isaacpante.net/wp-content/uploads/2008/04/zygmunt.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-118" title="zygmunt" src="http://isaacpante.net/wp-content/uploads/2008/04/zygmunt.jpg" alt="Couverture de \" width="139" height="208" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin un ouvrage pertinent!<br />
Cri trop dur? Non. Remarque légitime en un temps où la grande majorité des messages médiatiques n&#8217;est, comme le notait déjà Bourdieu dans son petit ouvrage sur la télévision, faite que &#8220;d&#8217;idées déjà reçues&#8221; et où la soi-disant &#8220;résistance&#8221; se cache sous la poussière des anciens pour ne pas être vue.<br />
La Société assiégée de Zygmunt Bauman renoue avec la bonne érudition: non pas celle qui encombre la pensée mais bien celle qui la libère. Au fil des pages, l&#8217;adage selon lequel &#8220;il n&#8217;y a pas de choses inintéressantes mais que des personnes peu intéressées&#8221; se vérifie pour notre plus grand bonheur. De Sénèque au maillon faible, d&#8217;Annah Arendt au téléphone portable, tout se révèle riche d&#8217;enseignements.<br />
Malgré quelques redondances et une succession de chapitres qui laissent songer davantage à une refonte d&#8217;articles qu&#8217;à un véritable organisme, le livre se dévore comme un roman et l&#8217;on prend un plaisir inquiet à suivre l&#8217;enseignement de cet Howard Beal contemporain (cf. l&#8217;incontournable Network de Sydney Lumet).<br />
Peu de réponses dans la société assiégée, mais des questions mieux écrites, plus justes, adaptées à cette ère liquide qui est désormais la nôtre et où, comme le disait Ralph Waldo Emerson heureusement cité par Bauman:</p>
<p><em>Pour survivre sur une fine couche de glace, il faut patiner vite</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://isaacpante.net/ere-liquide/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
